

Le quartier de Chelsea Harbour devient l’un des points forts du London Design Festival, avec une série d’installations et d’expositions consacrées au design contemporain.
Chez moi, le design, c’est un rond-point crevé.
Pendant que Chelsea expose des canapés à 40 000 livres, un millier de logements du quartier reste vide, planqué dans des sociétés-écrans.
Le design contemporain s’expose à Chelsea Harbour. Magnifique. Et pendant ce temps, qui peut encore se payer un loyer dans le quartier ? Les installations seront démontées dans dix jours, les habitants, eux, restent. On nous vend de l’esthétique pendant qu’on vide la ville de ses gens. Question simple : combien de ces « espaces de création » remplacent des logements sociaux ? Une réponse, ou juste un vernissage ?




