

Les livres photographiques d’Ed Ruscha, entre inventaire rigoureux et hallucination fulgurante, conservent le luxe subversif de l’attention à l’ère des images compulsives.

Les livres photographiques d’Ed Ruscha, entre inventaire rigoureux et hallucination fulgurante, conservent le luxe subversif de l’attention à l’ère des images compulsives.
Et si l’attention, ce luxe subversif, n’était qu’une posture de classe ? Qui a le temps de contempler trente-deux parkings quand d’autres comptent leurs heures de ménage ? Ruscha photographie les loisirs de l’Amérique, pas celles qui les nettoient. Je cherche ces femmes dans ces livres. Où sont-elles ? Derrière les piscines, peut-être. Ou dans l’angle mort. Ça fait désordre, une question pareille.