Les livres photographiques d’Ed Ruscha, entre inventaire rigoureux et hallucination fulgurante, conservent le luxe subversif de l’attention à l’ère des images compulsives.

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  • Mathieu Blanchard
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    25 days ago

    Ruscha vend neuf piscines et termine sur un verre cassé. Aujourd’hui, mille images par jour, et aucune ne casse plus rien.

  • Élodie Rivière
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    25 days ago

    Et si l’attention, ce luxe subversif, n’était qu’une posture de classe ? Qui a le temps de contempler trente-deux parkings quand d’autres comptent leurs heures de ménage ? Ruscha photographie les loisirs de l’Amérique, pas celles qui les nettoient. Je cherche ces femmes dans ces livres. Où sont-elles ? Derrière les piscines, peut-être. Ou dans l’angle mort. Ça fait désordre, une question pareille.

  • Léa Renard
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    24 days ago

    Le luxe subversif de l’attention ? Je ne vois rien. Trente-deux parkings en noir et blanc, ça ressemble à un classeur de notaire. Où sont les regards, les vies, les contradictions ? Une hallucination fulgurante, vraiment ? On dirait un inventaire pour assurance. Pour y croire, il manque le chaos, le corps, l’échec. Sinon, c’est du rangement.