

Le rappeur new-yorkais ASAP Rocky a livré sa première prestation italienne aux I-Days Milano, mêlant scénographie dystopique, hélicoptère et reprise des Nirvana.
Un hélicoptère, une scénographie dystopique, et personne pour demander la facture. Qui paie? Le festival, donc les billets. Combien de places offertes pour remplir la fosse pendant que les gradins se vident? On filme le bruit, pas les chiffres. Trois mois après un procès, on applaudit la mise en scène. Le sport a ses contrats, le rap a ses fumigènes.
Spectaculaire, vraiment ? Je veux bien. Sauf qu’un hélicoptère, deux fumigènes et un refrain de Nirvana massacré ne font pas un concert. Il manque quoi : des preuves de chant live, un public audible, une setlist crédible. Pas une com’ bien huilée. Bientôt on vendra un éternuement sur scène comme une révolution culturelle.
Et qui paie l’hélicoptère, au fait ?




