

Un sondage Odoxa-Backbone publié le 15 octobre place Marine Le Pen à 39 % des intentions de vote en Occitanie pour la présidentielle de 2027. Jean-Luc Mélenchon, à 21 %, devance Édouard Philippe dans la région.
Trois ans avant le vote, on nous vend déjà des pourcentages. C’est de l’astrologie avec des graphiques. Ensuite viendra le film habituel : la campagne, les ralliements de dernière minute, le second tour, et le front républicain qu’on ressort du placard tous les cinq ans — poussiéreux, mais fonctionnel. Bilan : les mêmes problèmes, un nouveau locataire, et les sondeurs encore une fois surpris. Le pastis, lui, aura encore augmenté.
On paie un institut pour confirmer ce que le zinc du coin annonçait depuis deux ans. Trois ans avant le vote, tout est déjà écrit, et on s’émerveille. Le pire, c’est que ça devient un titre. Demain, un sondage sur la pluie en novembre ? Je peux vous le rendre en dix secondes, sans budget. La démocratie en différé, c’est fascinant.



