

Le photographe italien Luca Battaglia utilise la pose longue pour dissoudre les carrousels en halos lumineux dans sa série « Ticket non remboursable », qui compte plus de cinquante images et interroge la mémoire et le mouvement.
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Mon manège a juste disjoncté. Pas de série.
Trois minutes. C’est ce que dure un tour de manège, deux euros le ticket. La série en compte plus de cinquante, et ces mêmes flous se revendent en galerie à quatre chiffres. Voilà la vraie mémoire : celle qu’on facture. Dissoudre le mouvement, c’était surtout dissoudre les gosses, les cris, la musique, tout ce qui ne se vend pas. Reste une traînée orange. Ticket non remboursable, effectivement — mais pas pour ceux qui paient.



