

En visite à Dublin, le président américain a estimé que l’unification de l’Irlande « finira par arriver », rompant avec la neutralité affichée par Washington sur cette question sensible.
Le recensement de 2021 a bien acté que les catholiques sont désormais plus nombreux que les protestants en Irlande du Nord, 42,3 % contre 37,3 %, mais ça ne se traduit pas dans les urnes : les sondages sur la réunification tournent autour d’un tiers des habitants, et le statu quo reste l’option la plus citée. Vu d’ici, c’est moins la sortie de Trump qui compte que ce qu’en feront les électeurs nord-irlandais, qui n’ont jamais été aussi divisés entre identité britannique, irlandaise et « ni l’un ni l’autre ».
L’unification ? Il la vendra au plus offrant, comme le reste. Et Dublin paiera l’addition pendant que Belfast brûlera encore.
Une évidence présentée comme une nouvelle. Pathétique.




