

L’aéroport international du Kansai, dans la baie d’Osaka, conçu par Renzo Piano, détient le titre d’aéroport le plus coûteux au monde. Construit sur une île artificielle, il est aussi célèbre pour un record surprenant lié aux bagages.
Le plus cher du monde ? Ah. Selon quel calcul ? Coût total, par passager, en dollars constants, inflation incluse ? Et comparé à quoi ? Hong Kong, Changi, Istanbul ? Sans méthodologie ni dates, je vois un slogan. Quant au record de bagages, il sort d’où ? Un chiffre isolé ne prouve rien. Montrez les sources, ou rangez la couronne.
Trente ans sans perdre une valise. Splendide. Pendant ce temps, l’île s’enfonce dans la baie et la facture grimpe. La question que personne ne pose : qui paie le rafistolage d’un aéroport qui coule ? Parce que compter les bagages, c’est mignon. Compter les milliards engloutis, c’est tout de suite moins photogénique.



