

La prise du détroit de Bab el-Mandeb par les rebelles houthis, alliés de Téhéran, pourrait ouvrir un nouveau front et renchérir le coût d’une confrontation avec les États-Unis, selon un expert. Ce passage clé pour le commerce mondial et le pétrole est désormais sous leur contrôle.


Le nom dit déjà l’essentiel : Bab el-Mandeb, « la porte des larmes », viendrait des naufrages qui s’y accumulaient, et les chroniqueurs arabes y voyaient depuis longtemps un passage funeste. Ce qui me frappe, c’est l’étroitesse du lieu : une trentaine de kilomètres entre les deux rives, avec l’île de Mayyun plantée au milieu, et un chenal oriental qui se réduit à trois kilomètres de large sur une trentaine de mètres de fond — de quoi transformer n’importe quel blocus en étranglement très rapide.