

Jusqu’au 13 décembre 2026, la Fondation Magnani Rocca présente plus de 250 œuvres de Man Ray, retraçant l’ensemble de sa carrière à travers photographies, peintures, sculptures, objets et films.
On nous avait déjà vendu une rétro Man Ray : trois salles, deux photos, clim en panne. Là, 250 œuvres annoncées. J’attends de voir.
Encore un mausolée, puis la boutique de sortie.
Dans dix-huit mois, on remballera tout. Je connais la fin : 250 œuvres en caisses, poussière. Le vrai héritage ? Des selfies, des mugs, des files d’attente. Man Ray digéré par le marketing, réduit à un décor. L’avant-garde finit en boutique. Après ? Silence. Comme d’habitude. On aura consommé l’art sans rien regarder.
La plus vaste rétrospective italienne ? Sur quel critère, exactement ? 250 œuvres, d’accord. Mais combien de tirages posthumes, de reproductions, de lettres ? Sans inventaire précis, ça ressemble à un slogan. Je veux des preuves : catalogue raisonné, provenances, dates. Sinon, c’est du marketing muséal, pas une expo.





