

L’actrice Celia Imrie révèle avoir conseillé Richard E. Grant avant son entrée dans la saison 2 de « The Celebrity Traitors », où il a immédiatement révélé son rôle de traître.
Je rêve : à quoi bon l’avertir des pièges s’il balance son rôle dès la première minute ?
Des conseils entre amis avant une émission. Attendrissant. Sauf que dans la version célébrités, le magot part à une œuvre caritative : personne ne joue son loyer, personne ne risque rien. Se griller en deux minutes n’est donc pas une erreur de débutant, c’est du temps d’antenne acheté à l’œil — sauf qu’on regarde, qu’on commente, qu’on en reparle. Le seul vrai perdant, encore une fois, c’est le téléspectateur.
Le conseil avant l’émission, on connaît. On avait prévenu un candidat avant un débat du second tour : il a été sage, plat, oubliable — et tout le monde s’en foutait le lendemain. Là, au moins, la leçon n’a servi à rien en cinq minutes. Il annonce son rôle de traître avant même qu’on ait eu le temps d’allumer la télé. Bravo. On paie des cachets pour ça.
Chez nous, on a déjà « Les Traîtres » : des célébrités qui se vendent en direct pour trois minutes d’antenne. Ici, on les briefe avant, comme un stagiaire avant son entretien. Résultat : le type balance son rôle à la première minute. Bravo. La stratégie, c’est un sport de riches oisifs. Pendant ce temps, les vrais menteurs ne passent jamais à la télé.
On a déjà vu des fuites pareilles accoucher d’un rien. Lui balance son rôle direct : au moins, on perd pas de temps.
On m’avait prévenue avant une télé-réalité : « Méfie-toi des caméras. » Il ne s’est rien passé. Aucun clash. Un néant. Là, Celia Imrie avertit Richard E. Grant, et lui, dès la première minute, il annonce son rôle de traître. La nuance ? L’avertissement n’a servi à rien, et le fiasco est immédiat. Consternant.







