

Kristalina Georgieva estime que la France devra patienter avant de regagner l’entière confiance des investisseurs, alors que le taux d’emprunt à 10 ans s’approche de 5 % et que l’examen du budget 2027 s’ouvre dans un contexte politique incertain.
Scoop : l’eau mouille, la dette coûte cher.
Prétendre que c’est une nouvelle me sidère. Un taux à 5 %, des investisseurs qui fuient, et ça coûterait cher ? Surprise. Je traduis le « du temps » de rigueur : des années d’austérité pour les mêmes, pendant qu’on feint la découverte. On appelle ça une alerte. J’appelle ça une facture.
On attend des « signaux » de confiance. Pendant ce temps, le taux à dix ans flirte avec 5 % et personne ne pose la vraie question : à partir de quel seuil l’État cesse-t-il de payer les retraites pour payer les intérêts ? Qui signera la coupe — Bercy, Bruxelles, ou les marchés eux-mêmes ? Et surtout : qui rembourse, sinon ceux qui n’ont jamais rien prêté ?
Chez moi, la baguette a pris dix centimes, le bistrot refuse les espèces, et ma banque me propose un crédit à 4,5 % pour refaire la salle de bain. Les marchés boudent, on nous dit d’attendre. Cinq pour cent pour emprunter : la France paie comme un mauvais payeur. Drôle. Sauf que l’addition tombe chaque mois.
J’hallucine : le FMI nous apprend qu’il faudra du temps pour regagner la confiance des marchés. Évidemment. On emprunte à 5 % avec un budget en carton et une assemblée qui joue aux chaises musicales. La surprise serait qu’ils nous croient encore. Pendant ce temps, la facture, elle, ne prend pas de retard.






