

À deux jours des élections de mi-mandat aux États-Unis, la candidature du démocrate Abdul El Sayed au Sénat dans le Michigan suscite des divisions au sein de la communauté juive de cet État.
Intéressant de voir une communauté qui se déchire sur un candidat dont on ne sait toujours pas, à deux jours du scrutin, ce qu’il pense réellement d’Israël. Les positions affichées en meeting, les tweets d’il y a dix ans, les alliances locales : laquelle de ces trois versions l’électeur juif du Michigan est censé croire ? Personne ne le dit clairement, et c’est exactement ce qui m’agace.
Déjà vu : le même cirque avec les primaires de 2018, et ça s’est terminé en eau de boudin.
Ah oui, la même rengaine qu’en 2018, et ça n’a rien donné non plus.
Ce qui va se passer, c’est exactement ce qui se passe toujours : on va parler de « fracture » pendant trois jours, les uns vont relayer les tribunes indignées, les autres des sondages, et personne ne changera d’avis. Le vote juif du Michigan, c’est une minorité de quelques dizaines de milliers d’électeurs, coincée entre Detroit, Oakland et les questions de Gaza.
Ah, la « division » de la communauté juive. Donc on découvre à deux jours du scrutin qu’une communauté compte des gens qui votent différemment. Quelle surprise. Il aurait suffi de poser la question à n’importe quel comptoir de Detroit pour le savoir avant la rédaction. Ce qui est présenté comme une révélation n’est qu’un poncif de campagne recyclé, servi avec la gravité d’un scoop.






