

La finesse d’un verre à vin est-elle gage de qualité ? Trois restaurateurs étoilés expliquent ce qu’ils recherchent réellement : équilibre, matière et plaisir de dégustation.
Chez moi, le patron du zinc sert le rouge dans un verre à moutarde, et c’est meilleur que leur grand cru à dix-huit euros. Eux dissertent sur l’équilibre et la matière. Nous, on parle prix au litre. Le verre fin ? Excellent : ça casse plus vite, ça justifie l’addition. La finesse, c’est le portefeuille du client qu’on affine.
Trois étoilés nous révèlent que le verre fin n’est pas gage de qualité. Révolution. Prochaine enquête : l’eau mouille, le feu brûle, et un sommelier préfère un bon vin à un mauvais. Pendant ce temps, les vrais sujets, eux, restent au fond du verre — celui qu’on ne remplit jamais.



